En 1977, dans la région de Pará au Brésil, s’est déroulée l’une des vagues ufologiques les plus violentes et les mieux documentées de l’histoire. Ce n’est pas un récit de simples lumières lointaines, mais celui d’une confrontation physique entre une population civile et une technologie inconnue. Retour sur l’Opération Prato, une enquête militaire dont les conclusions hantent encore l’ufologie moderne.
1. Le Phénomène « Chupa-Chupa » : Quand l’ombre attaque
Tout commence durant l’été 1977. Les habitants de la petite île de Colares et des villages environnants rapportent l’apparition d’objets volants non identifiés. Mais très vite, la curiosité cède la place à la terreur.
Les témoins décrivent des lumières se déplaçant à une vitesse prodigieuse, capables de plonger dans les eaux de la baie de Marajó pour en ressortir instantanément. Surtout, ces objets projettent des rayons lumineux fins comme des aiguilles sur les villageois.
Les locaux baptisent le phénomène « Chupa-Chupa » (le suceur). Les victimes, souvent surprises durant leur sommeil ou lors de parties de pêche nocturnes, rapportent :
- Une sensation de chaleur intense.
- Une paralysie temporaire au moment de l’impact du rayon.
- Une fatigue extrême et des vertiges les jours suivants.

2. Le Rapport Médical : Des preuves tangibles
Contrairement à de nombreux cas, l’affaire de Colares dispose de dossiers médicaux. Le Dr Wladimir Alencar, médecin en chef de l’unité de santé locale, a examiné plus de 35 victimes. Ses observations sont cliniques et troublantes :
- Brûlures cutanées : Des lésions circulaires de 1 à 3 centimètres de diamètre, ressemblant à des brûlures au premier degré ou à des nécroses cutanées dues à des radiations.
- Ponctions : Au centre de ces brûlures, on trouvait souvent de petits points de perforation, comme si un échantillon sanguin avait été prélevé.
- Anémie foudroyante : Plusieurs patients présentaient une chute drastique du taux d’hémoglobine immédiatement après l’incident, sans hémorragie visible.
3. L’Opération Prato : La réponse militaire
Face au chaos (les habitants tiraient au fusil de chasse sur les lumières et organisaient des tours de garde), le Commandement Aérien Régional (I COMAR) lance l’Opération Prato (Opération Soucoupe) en septembre 1977.
Sous la direction du Capitaine Uyrangê Hollanda, une équipe de militaires, de techniciens et de photographes s’installe à Colares. Équipés de caméras, de théodolites et de détecteurs de radiations, ils vont vivre quatre mois d’observations intenses.
Les archives déclassifiées révèlent :
- La diversité des formes : Les rapports décrivent des objets en forme de disques, de ballons, de « boîtes » et d’immenses « vaisseaux-mères » cylindriques (estimés à 100 mètres de long).
- Des manœuvres intelligentes : Les objets semblaient réagir à la présence des militaires, s’approchant parfois de leurs embarcations ou fuyant à une vitesse dépassant Mach 5 sans provoquer de bang supersonique.
- Une documentation colossale : Plus de 500 photos et 16 heures de pellicule ont été accumulées. Bien que l’armée brésilienne ait déclassifié une partie des documents en 2004, de nombreux chercheurs affirment que les films les plus nets et les rapports d’analyse de sol restent confidentiels.
4. Le Témoignage Final du Capitaine Hollanda
L’affaire prend une tournure dramatique vingt ans plus tard. En 1997, le Capitaine Hollanda, alors à la retraite, accorde une interview fleuve aux ufologues Ademar José Gevaerd et Marco Antonio Petit.
Il y confesse avoir été un sceptique au départ, mais avoir fini par être convaincu de l’origine non-humaine du phénomène. Il raconte avoir vu, de ses propres yeux, un objet descendre à basse altitude et laisser entrevoir une entité à forme humaine à travers une paroi transparente.
« C’était comme si nous étions des animaux de laboratoire pour eux. Ils nous observaient, prélevaient ce dont ils avaient besoin, et repartaient. » — Capitaine Uyrangê Hollanda.
Quelques semaines après cette interview, le Capitaine Hollanda est retrouvé mort chez lui, officiellement par suicide. Pour beaucoup d’observateurs, cette fin brutale jette une ombre supplémentaire sur les secrets encore détenus par les autorités.
5. Analyse : Une collecte de données biologiques ?
Pour nous, chez Mysterium Incognita, l’affaire Colares reste l’un des cas les plus solides pour la théorie de l’intrusion exogène. La précision chirurgicale des rayons et les effets physiologiques sur les victimes suggèrent une mission de collecte systématique. Était-ce une étude génétique à grande échelle ? Une forme d’échantillonnage de la population humaine dans un environnement isolé ?
Aujourd’hui, Colares a retrouvé son calme, mais les anciens n’oublient pas l’année où le ciel est devenu un prédateur.
Sources et Références :
- Archives de l’armée de l’air brésilienne (I COMAR).
- Interviews originales du Capitaine Uyrangê Hollanda (1997).
- Rapports médicaux du Dr Wladimir Alencar.
