Share

Les Rock Apes du Vietnam : les primates énigmatiques qui hantèrent la jungle

Par hollowsoul · 14 janvier 2026

Quand la nuit tombe sur les montagnes du Viêt-Nam, la jungle devient autre chose qu’un simple décor végétal. Elle respire, elle observe. Dans cette obscurité dense, lourde d’humidité, certains sons ne ressemblent à rien de connu. C’est dans cet environnement hostile que des soldats américains, au cœur de la guerre du Vietnam, affirmèrent avoir rencontré des créatures impossibles à ignorer : les Rock Apes.

Ni fantômes, ni simples animaux, mais quelque chose entre les deux.

Une présence dans l’obscurité

Les premiers témoignages émergent au milieu des années 1960. Des patrouilles de Marines, stationnées dans les Hauts Plateaux centraux, rapportent des incidents étranges survenus de nuit. Des bruits de pas lourds, lents, distincts de ceux des animaux connus. Puis, soudainement, des pierres projetées avec une force et une précision troublantes, s’écrasant à proximité immédiate des positions défensives.

Lorsque les soldats osent éclairer la lisière de la jungle, ils distinguent parfois une silhouette massive, couverte de poils sombres ou rougeâtres, se déplaçant brièvement sur deux jambes avant de disparaître dans la végétation. Trop grande pour être un singe ordinaire. Trop rapide pour être identifiée clairement.

Le surnom s’impose naturellement : Rock Ape, le “singe lanceur de pierres”.

Des descriptions concordantes

Les récits, collectés sur plusieurs années et dans différentes régions, présentent des similitudes frappantes. Les créatures mesureraient entre 1,20 m et près de 1,80 m, avec de longs bras puissants, un torse massif et un pelage brun, noir ou parfois tirant vers le roux. Certains témoins décrivent un visage vaguement humanoïde, d’autres évoquent des cris rauques, proches d’un rire ou d’un hurlement moqueur.

Un épisode particulièrement célèbre se déroule sur une colline stratégique surnommée Hill 868. Plusieurs soldats y observent, à distance, des formes tapies en bordure de forêt, lançant des pierres de manière répétée, comme pour tester les défenses humaines sans jamais chercher l’affrontement direct.

Un comportement troublant, presque… intelligent.

Avant les soldats, les légendes

Bien avant l’arrivée des forces américaines, les populations locales racontaient déjà des histoires similaires. Dans les traditions vietnamiennes et montagnardes, il est question de “gens de la forêt” ou d’“hommes de pierre”, des êtres sauvages vivant loin des villages, dans les zones les plus reculées.

Ces créatures sont décrites comme évitant les humains, mais capables de les observer longuement depuis la végétation. Certaines légendes parlent de lancers de pierres, d’autres de cris nocturnes destinés à intimider les intrus. Pour les habitants, il ne s’agissait pas forcément de monstres, mais de présences anciennes, intégrées à l’équilibre de la jungle.

La guerre n’aurait alors fait que forcer ces entités à se manifester davantage.

Hallucinations ou méprises ?

D’un point de vue rationnel, plusieurs explications sont avancées. La jungle vietnamienne abrite de nombreuses espèces de primates, parfois peu connues des soldats occidentaux. La fatigue extrême, la peur constante, le stress et le manque de sommeil auraient pu transformer des rencontres banales en expériences terrifiantes.

La nuit, dans une forêt tropicale, les distances se trompent, les formes se déforment, et les sons semblent venir de partout à la fois. Des singes, des civettes ou même des hommes ennemis auraient pu être mal identifiés.

Cependant, une question persiste : pourquoi tant de témoignages similaires, rapportés par des unités différentes, à des moments distincts, sans concertation ?

Aucune preuve… mais un mystère tenace

Aucune preuve matérielle n’a jamais été collectée. Aucun corps, aucun os, aucun spécimen formellement identifié. Les Rock Apes restent confinés au domaine du témoignage oral et du souvenir de guerre.

Et pourtant, ces récits n’ont jamais totalement disparu. Des vétérans, des décennies plus tard, continuent d’affirmer qu’ils ont vu quelque chose ce soir-là. Pas une illusion. Pas un animal ordinaire.

Quelque chose qui observait.

Une jungle qui garde ses secrets

Les Rock Apes du Vietnam ne sont peut-être pas des créatures inconnues de la science. Peut-être sont-ils le fruit d’une perception altérée par la guerre. Ou peut-être incarnent-ils ce point de rupture fascinant où le folklore, l’expérience humaine et l’inconnu se rencontrent.

La jungle vietnamienne reste l’une des plus denses et mystérieuses au monde. Et certaines nuits, quand le vent se lève et que les pierres roulent sans raison apparente, on peut encore se demander si quelque chose, là-bas, continue de nous observer depuis l’ombre.

Vous pourriez aussi aimer