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Le Mystère du Peuple Géant des Shosu : Quand les Anciens Égyptiens Évoquent des Colosses

Par hollowsoul · 8 février 2026

Depuis près de 200 ans, un papyrus vieux de plus de 3 300 ans dort dans les collections du British Museum sans jamais vraiment attirer l’attention… jusqu’à aujourd’hui. Ce fragment ancien, connu sous le nom de Papyrus Anastasi I, offre une description intrigante d’un peuple appelé les Shosu — des êtres d’une taille qui, pour l’époque, frôlait l’impossible. 

Une Source Antique Réémergée

Découvert au XIXᵉ siècle par le collectionneur Giovanni d’A nastasi et acquis par le British Museum en 1839, ce manuscrit égyptien n’a longtemps été qu’un élément parmi d’autres de la vaste collection de textes antiques. Mais récemment, l’Associ ation for Biblical Research, une organisation scientifique basée en Pennsylvanie, a remis ce document sous les projecteurs — y voyant une possible preuve extérieure aux récits bibliques sur les géants. 

Contrairement aux textes mythiques ou religieux, le Papyrus Anastasi I n’est pas un poème ou un récit cosmique : il s’agit d’une lettre militaire rédigée par un scribe égyptien nommé Hori à son collègue Amenemope. À travers des descriptions de terrains difficiles et d’embûches, le texte mentionne un peuple appelé les Shosu. 

Des Géants ou de Grands Hommes ?

Le passage le plus énigmatique du papyrus décrit les Shosu ainsi :

« Le passage étroit grouille de Shosu cachés sous les buissons ; certains d’entre eux mesurent de quatre à cinq coudées, du pied à la tête… leurs visages sont féroces, leur cœur n’est pas doux, et ils ne répondent pas aux supplications. » 

À l’époque, une coudée royale égyptienne correspondait à environ 50 cm. Cela signifie que les membres de ce peuple mesuraient entre 2 m et 2,5 m, voire parfois davantage — une stature qui, pour les anciens Égyptiens — dont la taille moyenne oscillait autour de 1,53 à 1,59 m — semblait véritablement colossale. 

Échos Bibliques : Nephilim et Réfaïm

Pour les chercheurs qui étudient ce papyrus sous un angle biblique, cette description résonne fortement avec les récits des Nephilim et des Réfaïm dans les textes hébraïques :

  • Dans la Genèse, il est question de géants qui vivaient sur Terre avant le Déluge.
  • Dans le livre des Nombres, les espions israélites rapportent avoir vu les fils d’Anak — si grands qu’ils se voyaient « comme des sauterelles à côté d’eux ».

Les partisans de la théorie avancent que le texte égyptien offre une témoignage extérieur à ces traditions, indépendamment de la Bible, suggérant que la mémoire de ces « grands hommes » était partagée dans différentes cultures du Proche-Orient ancien. 

Réalité, Exagération, Mythe ? Les Interprétations Divergent

Il faut cependant prendre du recul. Beaucoup d’historiens et d’égyptologues considèrent ce papyrus comme une lettre satirique ou pédagogique, un texte où l’auteur se moquait des compétences militaires de son interlocuteur plutôt que de décrire une réalité extraordinaire. 

Pour eux, parler d’hommes de 2 m ou plus ne signifie pas automatiquement qu’il s’agissait de géants mythiques : dans certaines populations du Levant ou d’Europe du Nord d’aujourd’hui, des individus de grande taille ne sont pas rares. De plus, il n’existe aucune preuve archéologique convaincante — tels que des squelettes de taille démesurée ou des structures adaptées à de tels êtres — pour confirmer l’existence de véritables géants comme le suggèrent certaines traditions. 

Une résonance troublante avec les Anunnaki

Certains chercheurs alternatifs, en marge de l’égyptologie classique, n’ont pas manqué de souligner une correspondance troublante entre la description des Shosu et une autre tradition bien plus ancienne encore : celle des Anunnaki mésopotamiens. Dans les textes sumériens et akkadiens, ces « dieux venus du ciel » sont parfois décrits comme des êtres physiquement imposants, supérieurs aux hommes, dotés d’une force et d’une longévité extraordinaires, intervenant directement dans le destin des civilisations humaines. Si la science académique interprète ces récits comme purement mythologiques, certains auteurs spéculent qu’ils pourraient conserver la mémoire déformée d’une élite étrangère — conquérants, migrants ou caste dominante — dont la taille et la puissance auraient frappé l’imaginaire des peuples antiques. L’idée que les Shosu, ces silhouettes gigantesques surgissant des ravins du Levant, puissent appartenir à cette même catégorie d’« hommes-dieux » errants reste hautement conjecturale… mais elle révèle combien, de Sumer à l’Égypte, les cultures anciennes semblent partager le souvenir persistant d’êtres plus grands, plus forts, presque inhumains. Coïncidence anthropologique ou trace d’un passé oublié ? La question demeure ouverte — et délicieusement inconfortable.

Au Carrefour du Paranormal et de l’Histoire

Ce texte antique a capturé l’imagination de nombreux passionnés parce qu’il se place à l’intersection de l’histoire ancienne, des traditions religieuses et des récits paranormaux. Qu’il s’agisse d’un peuple réellement plus grand que la moyenne, ou d’une image littéraire forte destinée à évoquer la sauvagerie et le danger, le mythe des géants continue de hanter nos imaginaires.

Et toi, en lisant ces lignes… te surprends-tu à imaginer ces silhouettes hautes se faufilant dans les gorges désertiques d’un Canaan ancien ? Peut-être que, quelque part sous le sable, des histoires encore plus étranges dorment et attendent d’être réveillées.

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