Dans les profondeurs poussiéreuses du Musée Archéologique d’Istanbul, repose un petit objet qui intrigue autant qu’il fascine. Appelé par certains l’“Istanbul Shem”, ce fragment de pierre de seulement 23 centimètres de long et 10 centimètres de haut a été décrit comme une représentation possible d’un engin spatial antique — une sorte de fusée sumérienne datant de quelque 3 000 ans.
🛸 Une Forme Qui Décoiffe l’Histoire
À première vue, cette petite sculpture ne paie pas de mine. Mais sous son aspect usé…
- Sa silhouette allongée rappelle étrangement une fusée, avec une pointe conique vers l’avant.
- À l’arrière, des éléments évoquant des stabilisateurs ou ailerons ont été interprétés comme des structures aérodynamiques.
- Et au centre, une forme humanoïde — assise comme si elle contrôlait l’objet — attire le regard des amateurs de mystères.
Pour certains passionnés d’ objets hors du temps (OOPART), cette petite pièce est plus qu’une simple curiosité : elle serait la preuve visuelle qu’une civilisation ancienne — ou même extra-terrestre — connaissait des technologies bien au-delà de ce que l’on imagine pour l’époque.
🧠 Zecharia Sitchin : Le Poète des Anciens Astronautes
Le nom de Zecharia Sitchin surgit souvent dans ces discussions. Auteur controversé et figure incontournable des théories des anciens astronautes, Sitchin interpréta cet artefact comme une représentation d’un vaisseau spatial sumérien piloté par les dieux appelés Anunnaki.
Selon lui :
- Le terme “Shem”, loin de signifier “gloire divine”, désignerait un véhicule céleste des Anunnaki.
- La sculpture représenterait un engin avec plusieurs moteurs à l’arrière entourant un moteur central.
- Un conducteur y serait représenté, assis dans une cabine comme dans un cockpit spatial.
Une interprétation délicieusement excentrique qui a fait rêver des milliers de curieux autour du globe… mais qui n’est pas sans soulever des doutes sérieux.

📚 Le Regard Sceptique de l’Archéologie
Les spécialistes du monde antique sont nettement plus prudents — voire sceptiques :
❗ Authenticité contestée
L’objet n’a jamais été correctement daté par des méthodes scientifiques fiables. Aucun contexte archéologique clair ne prouve sa datation ou sa provenance exacte.
🪨 Analyses matérielles
Les experts turcs ont suggéré que l’objet pourrait être une contrefaçon moderne faite de plâtre et de poudre de marbre, conçu pour ressembler à un artefact ancien.
🧠 Pareidolie et interprétation humaine
Ce qui peut ressembler à une fusée — surtout à nos yeux modernes — n’était peut-être qu’une forme abstraite, un symbole ou un objet usuel dont la signification originale nous échappe totalement.
Comme l’expliquent plusieurs spécialistes, nos cerveaux ont tendance à reconnaître dans des formes ambigües des objets familiers, en particulier si ces objets rappellent des technologies modernes. C’est ce qu’on appelle la pareidolie.
🌌 Où Se Place Cette Histoire Dans l’Histoire Sumérienne ?
Rappelons que la civilisation sumérienne fut l’une des plus anciennes de l’histoire humaine, inventant l’écriture, les premières cités-États, des systèmes juridiques, et bien plus encore. Leur culture est riche de mythes, de symboles et de représentations qui ne se prêtent pas aisément à une lecture moderne techno-centrée.
Les récits sumériens mentionnent des êtres célestes — comme les Anunnaki — mais aucune source ancienne fiable ne parle explicitement de fusées ou de technologie spatiale dans le sens contemporain du terme.
🧩 Conclusion : Mythe ou Indice d’un Passé Oublié ?
Ce petit artefact, si mystérieux soit-il, illustre merveilleusement bien l’espace où se croisent histoire ancienne, interprétation libre et désir profond de réécrire notre passé.
👉 Alors :
- Objet ancien authentique ? Peut-être.
- Fusée sumérienne préhistorique ? Très peu probable selon l’archéologie conventionnelle.
- Indice d’un passé plus complexe qu’on ne l’imagine ? Toujours possible — mais il reste à prouver.
Dans tous les cas, ce genre de mystères nous rappelle que l’histoire n’est pas une ligne droite claire et que la soif de comprendre continue d’alimenter notre imagination… et notre fascination pour l’inexplicable.
