Dans l’aube froide du 10 janvier 2026, un drame brutal a frappé le monde de la musique latino-américaine. Mais au-delà du simple fait divers, cette tragédie laisse derrière elle une sensation troublante, presque dérangeante, comme si le destin avait murmuré à l’oreille de sa victime bien avant de frapper.
Yeison Orlando Jiménez Galeano, chanteur colombien immensément populaire, est mort à l’âge de 34 ans dans un accident d’avion. Ce qui glace le sang, ce n’est pas seulement la violence du crash, mais le fait que l’artiste avait, à plusieurs reprises, affirmé faire des cauchemars récurrents dans lesquels il mourait précisément dans une catastrophe aérienne.
Des rêves qui ressemblaient à des avertissements
Quelques mois avant sa mort, Yeison Jiménez avait confié lors d’interviews et d’émissions télévisées qu’il était hanté par des rêves d’une précision inquiétante. Il en décrivait au moins trois, toujours construits autour du même scénario :
Il se voyait à bord d’un avion, ressentant une angoisse intense. Dans certains rêves, il avertissait le pilote qu’un problème grave était en cours et demandait de faire demi-tour. Le pilote lui répondait parfois que tout était sous contrôle, que la situation avait été corrigée. Dans d’autres visions, l’avion finissait par s’écraser, et Yeison assistait à sa propre mort, allant jusqu’à imaginer les journaux annonçant la tragédie.
Ces rêves n’étaient pas évoqués sur le ton de la plaisanterie. Le chanteur les percevait comme des signes, voire comme des messages divins, et admettait qu’ils le troublaient profondément.
Le jour où le cauchemar est devenu réalité
Le 10 janvier 2026, Yeison Jiménez embarque à bord d’un Piper Navajo, un avion léger, accompagné de cinq autres personnes : deux pilotes et quatre membres de son équipe. L’appareil décolle de Paipa, dans le centre de la Colombie, mais ne parvient jamais à atteindre une altitude stable.
Quelques minutes après le décollage, l’avion s’écrase violemment à proximité de l’aéroport et prend feu presque immédiatement. Des témoins évoquent une scène d’une extrême brutalité. Aucun survivant n’est retrouvé.
Les autorités confirment rapidement la mort de tous les occupants. À ce stade, aucune cause définitive n’est officiellement retenue, l’enquête étant toujours en cours.

Un précédent troublant
Ce drame n’était pas la première expérience aérienne inquiétante vécue par le chanteur. Quelque temps auparavant, Yeison Jiménez avait déjà été impliqué dans un incident aérien sérieux. L’avion à bord duquel il voyageait avait subi une perte de puissance et une descente incontrôlée avant de réussir un atterrissage d’urgence.
À l’époque, l’artiste avait vu dans cet épisode une forme de protection, convaincu qu’il avait été épargné pour une raison précise. Cet incident s’était produit peu avant la naissance de son deuxième enfant, renforçant chez lui l’idée qu’un destin bienveillant veillait encore sur lui.
Rétrospectivement, cet événement apparaît aujourd’hui comme un sinistre prélude.
Entre fatalité et coïncidence
Faut-il y voir une simple coïncidence ? Une projection anxieuse nourrie par la peur de l’avion ? Ou quelque chose de plus dérangeant, touchant aux frontières de la prémonition ?
Les sceptiques rappellent que les rêves de catastrophes sont fréquents, en particulier chez les personnes voyageant souvent par avion. D’autres, en revanche, soulignent la précision des visions, leur répétition, et surtout leur concordance glaçante avec les circonstances exactes de sa mort.
Aucune réponse définitive n’existe. Et c’est peut-être là que réside le véritable malaise.
Une voix éteinte, un mystère persistant
Yeison Jiménez avait commencé à chanter dès l’âge de sept ans. Il laisse derrière lui huit albums, plus de soixante-dix chansons, et une carrière fulgurante qui l’avait propulsé parmi les figures majeures de la musique populaire colombienne.
Il laisse également une épouse, trois enfants, et une histoire qui continue de hanter ceux qui la découvrent : celle d’un homme qui semblait avoir entrevu sa propre fin… sans pouvoir l’éviter.
Parfois, les rêves ne préviennent pas pour sauver.
Ils se contentent de montrer.
