Considérée comme le plus ancien vestige de Chicago, la Pierre de Waubansee est un bloc de granit brun d’environ 1 360 kg (3 000 livres). Si l’histoire officielle y voit un hommage à un chef amérindien, les anomalies physiques de l’objet et les récits contradictoires qui l’entourent suggèrent une réalité bien plus complexe.
1. Anatomie d’un Artefact Inclassable
La pierre présente deux caractéristiques majeures qui alimentent les débats :
- Le Visage : Sculpté en relief, il arbore des traits sévères, des yeux enfoncés et une bouche close. Le style est souvent décrit comme « primitif », s’éloignant des canons esthétiques européens du XIXe siècle, mais ne correspondant pas non plus parfaitement à l’art traditionnel Potawatomi.
- La Cavité Supérieure : Le sommet de la pierre est creusé d’une cuvette circulaire d’environ 15 centimètres de profondeur. Pour les historiens, c’est un mortier à maïs. Pour les amateurs d’occultisme, c’est un réceptacle sacrificiel.
2. La Thèse Officielle : L’œuvre d’un Soldat
Selon la version la plus admise, la pierre a été sculptée vers 1830 par un soldat stationné au Fort Dearborn(probablement un certain Daniel Webster, homonyme du politicien).
- L’intention : Rendre hommage au chef Waubansee, qui avait refusé de participer au massacre des troupes américaines en 1812 et avait même aidé certains colons à s’échapper.
- Le destin : Après la démolition du fort, la pierre fut récupérée par un riche marchand, Isaac R. Hall, qui l’installa dans son jardin comme une curiosité historique. Elle survécut miraculeusement au Grand Incendie de 1871, ce qui renforça son aura de « survivante ».
3. Les Anomalies : Pourquoi le doute subsiste ?
C’est ici que l’enquête devient intéressante pour vos lecteurs. Plusieurs éléments viennent fragiliser la version du « soldat sculpteur » :
- La dureté du granit : Tailler un tel bloc avec les outils de fortune d’un soldat de garnison dans les années 1830 est une tâche herculéenne. L’usure de la pierre suggère une exposition aux éléments bien plus longue que deux siècles.
- Le style iconographique : Certains archéologues dissidents comparent le visage de Waubansee à des artefacts retrouvés dans la région du Mississippi, appartenant à des cultures bien plus anciennes (les Mound Builders). La pierre pourrait être un objet de culte précolombien récupéré et « réinterprété » par les soldats du fort.
- Le folklore du sang : Une légende urbaine tenace à Chicago raconte que la pierre était à l’origine un autel utilisé par des tribus hostiles pour des sacrifices humains. Bien que les Potawatomis n’aient aucune trace de telles pratiques, la rumeur persiste : la cavité au sommet aurait servi à recueillir le sang des captifs, et le visage aurait été sculpté pour « garder » l’esprit des défunts.

4. Une Présence Inquiétante au Musée
Aujourd’hui conservée au Chicago History Museum, la pierre continue d’intriguer. Des témoignages (souvent non officiels) font état d’une « atmosphère lourde » autour de l’objet. Certains visiteurs rapportent une sensation de malaise ou l’impression que le regard de pierre se déplace légèrement selon l’angle de vue.
Synthèse pour vos recherches
| Aspect | Version Historique | Hypothèse « Mysterium » |
| Âge | ~190 ans | Inconnu (potentiellement millénaire) |
| Auteur | Soldat de Fort Dearborn | Culture précolombienne ou « OOPArt » |
| Fonction | Hommage amical | Autel rituel ou borne sacrée |
| Mystère | Aucun (art populaire) | Énergie résiduelle / Origine anachronique |
