Robert Johnson et le pacte avec le Diable…

Cette curieuse histoire se déroule dans les années trente, Robert Johnson, un modeste guitariste serait devenu l’un des meilleurs guitariste de tous les temps d’après, ce que raconte la légende, un pacte avec le Diable…

Robert est né le 8 mai 1911. Sa mère et sa sœur auraient quitté son père pour travailler comme ouvrières agricoles durant plusieurs saisons. Robert était encore nourrisson quand sa mère s’installa chez Charles Spencer. Quelques temps après, sa mère quitte les lieux en laissant ses enfants. Mais, finalement, en 1918 sa mère revient, Robert ayant persuadé Charles qu’il avait besoin de sa mère. Robert avait pris le nom de Spencer.

Sa famille part à Robinsonville, une communauté cotonnière du Nord du Mississippi. Là, sa mère épouse Willie « Dusty » Willis en 1916. Robert vivra avec sa nouvelle famille jusqu’à la fin de son adolescence. Il apprit l’existence de son vrai père et reprit le nom de Johnson. Il ne poursuivit pas longtemps ses études en raison de problème de vue. C’est dans le milieu des années vingt qu’il s’intéressa à la musique. Il commença par la guimbarde avant de se lancer dans l’harmonica.

À la fin des années vingt, il se met à la guitare. En février 1929, il épouse Virginia Travis alors âgée de seize ans en mentant tous les deux sur leurs âges. Robert était passionné par la musique et se déplaçait régulièrement. Un jour où il revint d’un de ses voyages en 1930, en rentrant chez lui et apprit que sa femme était morte lors de l’accouchement de leur premier enfant. Mère et enfant étaient décédées…

C’est en 1931 qu’il rencontra le guitariste de blues Son House. Celui-ci l’écouta et lui dit qu’il ne savait pas jouer de la guitare et qu’il faisait fuir les gens. Il lui conseilla d’abandonner l’instrument. Johnson se sentit humilié.

Robert, qui n’avait plus rien à perdre, quitta la ville, dans l’espoir de retrouver son vrai père et peut être de repartir à zéro. C’est là que la légende commence.

Il est raconté qu’aux alentours de Clarksdale dans le Mississippi, il se perdit à un carrefour. Il commença à s’endormir après s’être assis quand une brise le réveilla. Devant lui se tenait une ombre immense avec un long chapeau. Effrayé, Robert fut comme paralysé. Sans un mot, l’ombre se pencha et prit sa guitare. L’entité l’accorda et joua quelques notes avant de lui rendre l’instrument et de disparaître.
À cette époque, le vaudou était assez présent dans les plantations, et certaines personnes pensent qu’il aurait rencontré Papa Legba. D’autres pensent que le chanteur aurait fait ce soir-là un pacte avec le Diable. Mais dans tous les cas, ce genre de rencontre à un prix…

De retour à Robinsonville, un an et demi après. Il rencontra à nouveau Son House qui n’en croyait pas ses oreilles, Robert avait tellement progressé en si peu de temps qu’il pensait même qu’il avait été dépassé par le jeune musicien.

Dans les années trente, il commença à devenir connu se produisant dans de nombreuses villes. Il enregistra en tout vingt-neufs titres. Cela peut sembler peu, mais Robert Johnson marqua le blues et influença de nombreux musiciens jusqu’à aujourd’hui.

Mais comme il est dit, toute chose à un prix. Le 16 août, 1938 Robert meurt dans des circonstances des plus étonnantes. D’après certaines histoire, un soir, trois jours avant, il se serait rendu dans un bar afin de se produire sur scène. À la fin du concert, il consomma une bouteille de whisky et l’un de ses amis lui dit de ne jamais boire une bouteille dont le bouchon n’était pas scellé. Mais Robert n’en avait que faire. Il se sentit mal et décéda trois jours plus tard.

Certaines personnes pensent qu’il aurait été empoisonné, par un mari jaloux. Malheureusement, personne n’enquêta, nous étions dans le sud et sa mort n’avait que peu d’importance et pour d’autres, il jouait la musique du Diable et méritait de mourir.

Il fut le premier du club des 27, les artistes maudits morts à l’âge de 27 ans. Il est classé le cinquième plus grand guitariste de tous les temps…

Certaines personnes pensent que le fait d’avoir une notoriété et un talent si grand et si jeune pourrait être lié à une sorte de pacte démoniaque et la légende de Robert Johnson pourrait y faire penser. On peut aussi se dire que les flammes les plus brillantes sont celle qui brûlent le plus rapidement. Dans tous les cas, Robert restera à jamais une légende de la musique…

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  2 comments for “Robert Johnson et le pacte avec le Diable…

  1. 12 mai 2019 à 13 01 33 05335

    Crossroads chantait il, un de ces carrefours où il vaut mieux ne jamais s’arrêter. 😈

    J'aime

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